À la découverte d’objets d’exceptions

By on 14/09/2018

Réputée pour ses boutiques de luxe, l’avenue Montaigne fait partie des lieux incontournables des amoureux de mode. Loin d’être uniquement un quartier de shopping, le Triangle d’or est également un lieu de culture et de fête.

 

Parmi les temps forts de celle-ci, le mois de septembre se place en pole position, avec la soirée des « vendanges » ou de la « Promenade pour un objet d’exception » organisée par le Comité Montaigne, qui depuis 1972 s’attache à faire rayonner les grandes Maisons qui le composent.

En place depuis 2012, la « Promenade pour un objet d’exception » célèbre le savoir-faire des plus grandes marques de luxe, en le faisant découvrir dans les boutiques de l’avenue Montaigne, de la rue François 1er et de la rue de Marignan.

Du jeudi 13 au dimanche 16 septembre 2018, vingt-huit maisons du Comité Montaigne offrent ainsi au public leur « Objet d’Exception » issu d’un atelier remarquable, d’un travail minutieux de la main, d’une attention particulière, d’un matériau rare, en mettant toujours l’exceptionnel à l’honneur. Un sac, une œuvre d’art, un parfum, une pièce de collection…

Parmi ces pièces rares, la maison italienne Brunello Cucinelli a imaginé un cardigan à nouer, entièrement tricoté à la main par des artisans, mêlant cachemire, coton, mohair et soie. Seul ce savoir-faire artisanal permet d’associer des matières aux caractéristiques si différentes et des fils au diamètre si inégal afin d’obtenir une maille haute couture. Pas moins de 30 heures ont été nécessaires à la conception de ce modèle unique rythmé par un motif géométrique coloré.

Manteau_Brunello_Cucinelli_Comite_montaigne_2018

Le fourreur Yves Salomon, sensible au débat actuel sur l’utilisation de la fourrure, repense son rapport à cette matière animal en lançant Pièces, une collection capsule de manteaux réalisés à partir de chutes de peausseries, de fourrures invendues, parfois même portées, mais en parfait état. L’idée est de recycler intelligemment ces pelisses précieuses issues d’un long processus artisanal afin de leur donner une nouvelle vie. Certaines pièces uniques sont disponibles à la vente, tandis que d’autres sont déclinables sur commande uniquement.

YVES_SALOMON_comite_montaigne_2018

 

Imaginé pour le 50e anniversaire de la griffe italienne au Japon, Fendi propose un sac unique du modèle Peekabbo, à l’effigie d’une poupée manga. Revisité par Anna Dello Russo, cette dernière a laissé libre cours sa créativité, en appliquant côté face, deux grands yeux, dessinés à l’aide de balles en plexiglas. Côté pile, le cuir a été tressé dans un jeu hypnotique de dégradés de bleus, tandis qu’à l’intérieur c’est une explosion de couleurs entre rose et rouge.

Créé il y a 10 ans, par Silvia Venturini Fendi, ce dernier est présenté en cinq versions dans la boutique parisienne.

Sac_FENDI_par_ Anna-dello-Russo_Comite-Montaigne_2018

 

C’est au travers d’une statuette que Nina Ricci met en avant son parfum mythique « l’Air du Temps ».

Lors de son lancement en 1948, Robert Ricci, fils de Nina, demande au sculpteur espagnol Joan Rebull d’en dessiner le flacon, ainsi qu’imaginer l’œuvre: « la jeune Fille à la Colombe », un buste en plâtre dont le modèle est la propre fille de Robert Ricci. Cette figure qui retranscrit parfaitement le message de paix, d’amour et d’éternelle jeunesse de la fragrance est également représentée sur les coffrets et les visuels publicitaires.

Buste Nina_Ricci_Comite_Montaigne_2018

 

Salvatore Ferragamo rend hommage à ses archives en imaginant le sac « Studio Bag ». En s’inspirant de son héritage, deux imprimés ont été ainsi réédités et associés côte à côte. Appliqués grâce à un procédé d’impression jet d’encre, les couleurs vives et contrastées twistent le cuir de veau grainé d’une note de modernité.

Ce modèle à rabat se démarque également par sa fermeture Gancini, code iconique de Salvatore Ferragamo, depuis les années 70, et sa base cloutée qui lui apportent un design parfait.

Salvatore_Ferragamo_Comite-Montaigne_2018

 

À découvrir également les robes Alaïa et Chloé, les pendules Cartier et Chanel joaillerie, le collier plastron, issu des métiers d’art de la maison Chanel, le diadème Chaumet, la sculpture Dior, imaginée par l’artiste britannique Kate MccGrire, rendant hommage au célèbre sac Lady Dior, la nouvelle monoplace 100% électrique destinée au championnat de Formule E chez DS Automobiles ainsi que la légendaire Ghibli créée par Maserati chez Interparking, les moules en fonte du chocolatier Fouquet, le collier Givenchy imaginé par Clare Waight Keller, la presse à canard de l’Hôtel Plaza Athénée, réalisée par Christofle au XIXe siècle, les escarpins couture de Jimmy Choo, une tapisserie d’Aubusson chez Loewe, les sacs de Maison Ullens, Marni, Prada, Ralph Lauren et Shiatzy Chen. Ainsi que les œuvres de Sheila Hicks chez Loro Piana, de Jacques Henri Lartigue chez louis Vuitton, d’Hubert Privé à la Maison Blanche et de Günter Förg chez Zadig & Voltaire.

 

Exposition : Promenade pour un objet d’exception du 13 au 16 septembre 2018.

Ouverte au public dans les boutiques participantes à l’événement de la rue François 1er à l’avenue Montaigne en passant par la rue de Marignan.

 

Frédéric Blanc

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