Designers apartment : l’incubateur dédié à la génération montante de la mode

By on 23/03/2018

Instauré par la Fédération de la Haute Couture et de la Mode, l’incubateur Designers Apartment est devenu un incontournable de la Paris Fashion Week. À destination des acheteurs et de la presse internationale, ce salon à taille humaine permet de découvrir le fleuron de la jeune génération de designers, dont le Made In France est le point commun.

 

Installés cette saison au Palais de Tokyo, les 13 designers émergents ont pu bénéficier d’un lieu plus vaste afin de présenter leurs collections dans leurs stands et même d’y organiser des présentations sur mannequins, tout en bénéficiant de l’affluence des acteurs incontournables de la mode, venus assister aux défilés des grands noms, qui avaient également choisi ce lieu pour organiser leurs shows.

Designers_Apartment-FW_2018-19_©_Federation_de_la_Haute_Couture_et_de_la_ModeAfterhomework (Paris), Arthur Avellano, Clara Daguin, Coralie Marabelle, DA /DA Diane Ducasse, Dawei, Kenta Mastsushige, Mazarine, Nïuku, Proêmes de Paris, Quoï Alexander, Savoar Fer

Dawei_show_PaP_AH_2018-19Dawei

Parmi les nouveaux arrivants, on a remarqué :

Arthur Avellano, diplômé de l’École supérieure des Beaux-Arts de Toulouse et de l’Atelier Chardon Savard, d’où il ressort avec une collection primée au Salon Who’s Next « Best Gradualte collection ». Il travaille actuellement dans l’Atelier de Paname avec plusieurs artistes, où il enrichit son univers créatif.

Fort remarqué lors de sa présentation masculine automne-hiver 2018-19 avec son défilé baptisé « Le Banquet », inspiré du film de Peter Greenaway « le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant », où il dévoile sa passion pour le latex, le designer souhaite attirer l’attention sur cette matière peu utilisée en prêt-à-porter.

En collaboration avec des laboratoires spécialisés, il inscrit son label dans la recherche technique et innovante. Il en résulte un latex lavable en machine, avec une lessive spéciale, aux propriétés d’utilisation proche du cuir. Il s’amuse d’ailleurs à mélanger ces deux matières afin de brouiller les pistes.

Arthur_Avellano_PaP_Femme_Homme_AH_2018-19Arthur Avellano

Dans ce même esprit de recherche sur la matière, Clara Daguin aime mélanger le travail de la main à celui des technologies émergentes.
Née en France, son éducation à la Silicon Valley la pousse à mixer ses deux cultures pour la réalisation de ses pièces, à la frontière entre prouesse technique et vêtements de couture futuristes, dans lesquelles la lumière joue l’invitée d’honneur.

Elle décline aujourd’hui son savoir-faire pour des pièces plus commerciales, féminines, sportives sans oublier sa signature : le cercle, les motifs de broderie et les jeux de lumière.

Clara_Daguin_PaP_AH_2018-19Clara Daguin

Dans un tout autre esprit, de plus en plus porteur, le duo Nïuku se focalise sur le courant Gender Fluid. Inspiré de la mode LGBTQ, où les barrières des sexes sont abolies. Ce style devient une réelle tendance incontournable qui correspond à la perfection au rythme des fashion weeks, où les collections masculines et féminines sont présentées en même temps et dans lesquelles, la différence entre les tenues hommes et femmes est de plus en plus mince.

Créé depuis 2013, le label Niuku est né de la rencontre entre Kadiata Diallo, ancienne assistante achats et D.A de Coïncidence et Lenny Guerrier, créateur du cabinet de curiosité-concept store Coïncidence et responsable de « futur institute », une agence de consulting.  Leur complémentarité associée à une vision similaire de la mode leur a donné l’envie de s’associer pour imaginant un prêt-à-porter unisexe.

Entièrement fabriquées à Paris, par une équipe créative, les pièces sont pensées pour traverser les saisons et les cycles de mode. Il est à noté que la marque a défilé au calendrier officiel lors de la Paris Fashion Masculine Automne-Hiver 2018-19 en janvier dernier.

NIUKU_PaP_AH_2018-19Nïuku

GNDR annonce immédiatement la couleur avec des vêtements «sans distinction de genre ». Créée à Paris en 2017 par deux passionnés de musique, Victor et Louis, qui puisent également leurs inspirations dans la peinture, l’architecture ou la photographie pour imaginer leurs collections. Ils mettent un point d’honneur à produire les pièces dans des ateliers parisiens alliant ainsi l’artisanat français aux meilleurs fournisseurs de tissus de France, d’Italie et du Japon.

La collection « Chère Agnès » s’inspire d’Agnès Richter, une couturière allemande, atteinte d’une maladie mentale et qui une fois internée a continué a se fabriquer des vêtements avec tout ce qu’elle trouvait. Ses expérimentations se retrouvent dans les vêtements au travers de messages Help, des accumulations de mots, des boucles de camisoles…

GNDR_PaP_Homme_Femme_AH_2018-19GNDR

Parmi les autres jeunes designers, déjà présents les saisons précédentes, on retrouve :

Afterhomework (Paris), qui en plus de présenter au salon, a défilé durant la semaine afin de mieux mettre en évidence sa collection homme / femme.

Afterhomework_Paris_PaP_Femme_Homme_AH_2018-19Afterhomework (Paris)

Coralie Marabelle, DA/DA Diana Ducasse, Savoar Fer, Kenta Matsushige, Quoï Alexander, Proêmes de Paris.

CORALIE_MARABELLE_PaP_AH_2018-19Coralie Marabelle

DA_DA_Diane_Ducasse_PaP_AH_2018-19_©_Jade_DeshayesDA /DA Diane Ducasse

Savoar_Fer_PaP_AH_2018-19Savoar Fer

Kenta_Mastsushige_PaP_AH_2018-19Kenta Mastsushige
Quoi_Alexander_PaP_AH_2018-19
Quoï Alexander

Proemes_de_paris_PaP_AH_2018-19Proêmes de Paris

Dawei et Mazarine ont profité de l’enceinte du Palais de Tokyo pour organiser, en collaboration avec la fédération de la Haute Couture et de la mode, leur défilé.

Dawei_PaP_AH_2018-19Dawei

Mazarine_PaP_AH_2018-19Mazarine

Frédéric Blanc

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