Quand l’art photographique rencontre le savoir-faire de la chapellerie

By on 12/06/2021

La mode et la photographie sont deux univers étroitement liés. La photo de mode fait aujourd’hui partie des fonds des musées et certains clichés valent aussi cher que certaines peintures. Sources inépuisables d’inspirations, les créations des designers continuent d’éveiller l’intérêt des photographes à l’image de cette nouvelle exposition qui réunit les créations de la chapelière Fabienne Delvigne et le regard de Sylvia Jones sur la femme africaine.

 

Depuis 1987, Fabienne Delvigne propose ses créations de chapeaux et d’accessoires (coiffes, bijoux, sacs et chaussures) en Belgique. Son savoir-faire lui a permis d’obtenir en 2001 le titre de Fournisseur Breveté de la Cour de Belgique. Le monde de la mode ne connaissant pas de frontières, elle collabore régulièrement avec des marques de renom comme Natan, Giorgio Armani, Chanel ou Dior.

À l’occasion de ses 30 ans de création, un ouvrage paru aux éditions Marot, préfacé par Diane de Furstenberg, propose de mieux faire connaissance avec son art.

Le talent de la créatrice ne pouvait pas laisser indifférent l’œil averti de la célèbre photographe belge Sylvia Jones, qui durant 23 ans a fait partie des portraitistes les plus recherchées de la jet set belge et internationale. Aujourd’hui retirée du monde des célébrités, elle se consacre entièrement à son art en conceptualisant des expositions autour de son thème fétiche : la femme.
Après avoir proposé « Serenity », une série avec des femmes photographiées sous l’eau, elle enchaine avec « Lâcher-prise » sur le thème du sentiment libérateur et purificateur ; elle travaille avec l’artiste macédonien Kiro Urdin pour l’exposition « Marques d’identité », dans laquelle les corps des femmes sont transformés en créations abstraites et dépouillées du temps et de l’espace dans un décor sombre.

Aujourd’hui, elle revient avec « Morowa : les femmes africaines à travers un objectif féminin », une série de clichés dans laquelle elle capture l’essence et la force intérieure des femmes africaines aux courbes féminines, soulignées par les chapeaux de la Maison Fabienne Delvigne. Sans artifices et simplement habillées de morceaux de gaze de soie, qui révèlent les chapeaux de la créatrice, ces femmes imposent une force hors du commun et démontre de la beauté noire. En hommage à ces femmes, le nom Morowa fait référence à sa traduction africaine : Reine.

Aisha_Photographe_Sylvia_Jones__Chapeau_Fabienne_Delvigne_Courtesy_-Sylvia_Jones

Hazina_Photographe_Sylvia_Jones_&_Chapeau_Fabienne_Delvigne_Courtesy_ Sylvia_Jones

Malika_Photo_Sylvia_Jones__Chapeau_Fabienne_Delvigne_Courtesy_-Sylvia_Jones

Les chapeaux de modiste, avec leurs lignes ondulées et leurs textures qui créent des reliefs dans l’image, mettent en valeur non seulement la composition, mais aussi le contenu. «Avec un chapeau signé Fabienne Delvigne, vous vous tenez droite, vous avez aussitôt un sentiment de fierté dans la façon de vous mouvoir », déclare Sylvia Jones.

Shanita_Photographe_Sylvia_Jones__Chapeau_Fabienne_Delvigne_Courtesy_-Sylvia_Jones

Yakini_Photographe_Sylvia_Jones__Chapeau_Fabienne_Delvigne_Courtesy_-Sylvia_Jones

L’exposition est accompagnée d’un livre “Morowa : les femmes africaines à travers un objectif féminin”, dont 20% des recettes seront reversées aux femmes employées à Amboseli, un projet destiné aux mères qui doivent subvenir seules aux besoins de toute leur famille.

Kamili_Photographe_Sylvia_Jones__Chapeau_Fabienne_Delvigne_Courtesy_-Sylvia_Jones

Exposition : du 1er juin au 31 juillet

À la Galerie Sylvia Jones : Zeedijk 818, 8300 Knokke-Zoute. Belgique

Ouverture, uniquement les week-ends, de 11h à 13h et de 14h à 18h

Frédéric Blanc

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