Pascal Millet donne un nouveau souffle à Cacharel pendant que Julie de Libran et Paul Surridge quittent leur poste

By on 22/03/2019

Lancée en 1958 par Jean Bousquet, Cacharel a fait partie de l’histoire du prêt-à-porter français. Malgré ses nombreux hauts et bas, suite aux différents directeurs artistiques et dirigeants, le nom reste encore dans les mémoires collectives comme la référence des chemises en liberty et d’une mode jeune et dynamique. Alors qu’on la croyait disparue, depuis la fermeture de toutes ses boutiques, elle revient aujourd’hui avec Pascal Millet à La tête de la création autour d’un nouveau concept.

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Entièrement basée sur la vente en ligne, les collections sont à destination d’une clientèle plus jeune à des prix plus accessibles, divisés par deux (entre 60 et 290€), grâce à ce nouveau moyen de distribution entraînant des coûts moins importants.

Depuis son arrivée en septembre, suite à la mise en sommeil de sa marque, Pascal Millet travaille sur la première capsule baptisée « fille et garçon », preuve de la volonté de rajeunir le nom. Une centaine de pièces ont été présentées depuis février, dans lesquelles les imprimés, iconiques de la maison, se répondent sur les deux vestiaires.

Cacharel_Collection_Printemps-2019_©_ELENE_USDIN

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Cacharel-collection-accessoires_Printemps_2019_©_ELENE_USDINCacharel collection printemps 2019

Afin d’accéder aux demandes des consommateurs, de plus en plus avides de nouveautés permanentes, Cacharel prévoit cinq collections par an. Le printemps en février, l’été en mai, l’automne en juillet, l’hiver en septembre et enfin une capsule pour les fêtes dévoilée en novembre.

Dans une volonté de correspondre au mieux à l’ère de l’écoresponsabilité, les créations à venir seront imaginées à base d’un sourcing en accord avec le respect de la planète.

 

Alors que Sonia Rykiel avait réussie à bâtir un empire familiale, il n’aura pas fallu longtemps aux nouveaux repreneurs pour le déconstruire. Avant le changement de main, la maison affichait un chiffre d’affaire autour des 80 millions d’euros, alors qu’il est annoncé aujourd’hui entre 20 et 30 millions. Sans cesse en plan de restructuration, depuis la mort de sa créatrice, la maison semble au bord du gouffre. Après s’être déjà séparé d’une grande partie de des boutiques, le groupe Perry Oosting, propriétaire du nom depuis 2018, souhaiterait vendre le nom ainsi que les quatre dernières boutiques, y compris le magasin historique du boulevard Saint-Germain.

Non présente au calendrier de la Paris Fashion Week automne-hiver, la marque annonce le 14 mars se séparer de sa directrice artistique Julie de Libran, en charge du style depuis mai 2014.

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On apprend, ce jour, la décision de Paul Surridge de quitter la direction artistique de Roberto Cavalli, ce dernier n’ayant pas eu les moyens nécessaires à la réalisation de sa mission de changement de style, prévue lors de sa nomination en 2017.

Paul_Surridge_©_Toni_Thorimbert

Propriété du Fonds italien Clessidra depuis 2015, Roberto Cavalli, est actuellement en période de relance. Afin de repositionner la maison en tant que grand nom du luxe. Paul Surridge devait pour cela imaginer un nouveau style, moins glamour et sexy que celui instauré par le créateur du nom. Les investisseurs n’ayant pas donné les moyens nécessaires à ce revirement, la maison reste sans créateur.

En même temps on se pose la question: pourquoi acheter la marque Roberto Cavalli et en supprimer ses fondamentaux?

Frédéric Blanc

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