Caron s’offre une nouvelle jeunesse

By on 08/01/2020

Caron fait partie des dernières maisons de parfum qui font rayonner le savoir-faire français à l’étranger. Depuis sa création en 1904, elle perpétue son esprit pionnier en conjuguant l’audace radicale de ses partis-pris olfactifs à des engagements forts. Authentiques et généreux, tissés d’ingrédients rares issus de filières responsables, ses parfums de caractère perpétuent jusque dans leurs fabrications artisanales à Grasse la tradition de la parfumerie d’exception.

 

La Maison est née de l’union entre la modiste Félicie Wampouille et du parfumeur Ernst Daltroff. Deux esprits libres et indépendants, deux caractères différents, mais complémentaires, réunis par une même vision dont les maîtres mots sont l’audace et la liberté. Unissant leurs talents, confrontant leurs désirs, ils incarnent le duo fondateur d’une maison de parfums qui s’inscrit en rupture avec les codes de son époque et impose dès ses premières créations une identité radicale et immédiatement reconnaissable : puissance des sillages, harmonie surgie des contrastes, voire des contraires. La naissance de Caron entraîne alors une révolution dans l’ère de la parfumerie.

De leur union, il naîtra des fragrances devenues cultes comme N’aimez que moi, Tabac Bond, Pour un Homme, Fleurs de Rocaille, … ainsi qu’un procédé de fabrication pour la poudre matifiante la plus fine du monde, dans les années 30.

Dans les années 40, Ernst Daltroff se réfugie en Amérique et Félicie tient la maison jusqu’à sa mort en 1967.

La maison vit ensuite sur ses acquis, seule l’ouverture, dans les années 80, d’une boutique avenue Montaigne permet de faire revivre ses fontaines en cristal, symbole de Caron.

Fontaine_Caron_©_Olesya_Okuneva

En 1988, le groupe Alès rachète le nom et commence alors un vaste programme de relance. De nouvelles fragrances voient le jour, dont Parfum Sacré, ainsi que deux nouvelles boutiques parisiennes : Place Beauvau en 2000 et à Saint-Germain-des-Prés en 2011.

En 2018, suite à une restructuration du groupe Alès, Caron devient la propriété de Cattleya Finance, la holding d’investissement de Benjamin et Ariane de Rothschild.

Caron entame aujourd’hui un nouveau chapitre de son histoire avec l’arrivée aux commandes du parfumeur Jean Jacques.

Caron_Parfumeur_Jean_Jacques_©_Olesya_Okuneva

Après 22 ans au service du groupe japonais Takasago, où il imagine de grands succès pour de nombreuses maisons comme L’Or de Torrente , Gentleman Only et ses déclinaisons pour Givenchy, ou encore Hyperbole de Courrèges, … Jean Jacques prend les rênes de la création chez Caron en livrant pour cette fin d’année quatre nouvelles fragrances dans la lignée de l’esprit Maison.

Pour le nouveau nez Caron, il n’était pas concevable d’entrer dans la maison sans une liberté absolue de création et surtout une équipe motivée, à l’écoute des ses attentes pour imaginer de nouvelles senteurs à fortes personnalités et pérenniser l’histoire du nom.

Grande passionnée des parfums, Ariane de Rothschild lui offre alors la possibilité de travailler main dans la main avec elle et de choisir ses partenaires pour la réalisation de ses nouveaux trésors. Amoureux des belles matières premières naturelles, Jean Jacques opte pour une association avec la maison de composition IFF, réputée pour son catalogue naturel certifié « for Life », son partenariat avec le laboratoire Monique Rémy et son sourcing durable. Il en résulte des parfums réalisés avec des ingrédients certifiés par le label Ecocert dans le cadre d’un engagement sur le long terme.

Caron_Rose_essential_laboratoire_Monique_Remy

Dans la droite ligne des origines maison, les premières créations du nouveau tandem Caron, Ariane de Rothschild et Jean Jacques, frisent l’overdose contrôlée des senteurs pour des fragrances à fortes personnalités et sans compromis.

Pour Rose Ivoire, la fleur s’accompagne de poivre blanc et de musc blanc pur devenir une rose délicate et raffinée, offrant la sensation d’un pétale fraîche sur la peau.

A contrario, Rose Ebene devient plus sombre autour d’une absolue de café CO2 aux tonalités torréfiées pour devenir boisée avec une légère amertume. Le safran apporte du coffre et de la texture à la rose Turque, qui se fond dans un lit teinté de patchouli et de nuance cuirées. Ses notes orientalistes autour du café lui confèrent une mixité parfaite.

En clin d’œil à Tabac Blond, qui fête cette année ses 100 ans, le parfumeur imagine Tabac Noir qui invite à un voyage dans les nuances herbacées de la feuille fraîche jusqu’à un fond boisé grâce à des accords de patchouli aux notes cuirées. Le patchouli se découvre ici avec une nouvelle facette plus virile qui nous évoque une atmosphère chaude.

À l’opposé, Tubéreuse Merveilleuse joue sur un registre solaire dans lequel la fleur d’Ylang-Ylang blanche se grise au contact d’une pétillante absolue de gingembre et d’une touche épicée. La première impression de fraîcheur fait rapidement place à des notes pulpeuses dans des accords de vanille et de baumes. Ce bouquet floral est une ode aux beaux jours pour des séductrices ultra féminines.

Caron_Parfums_2019_©_Olesya_Okuneva

Ses quatre nouvelles eaux de parfum sont vendues au prix de 105€ les 20ml, 150€ les 50ml et 200€ les 100ml dans le nouveau décor de la boutique place Beauvau, qui dans une ambiance dépoussiérée remet en avant l’esprit art déco chère au nom.

Ce lifting est l’amorce du concept Caron qui sera dévoilé après les travaux du flagship de l’avenue François 1er, avec un espace dédié au parfumeur, permettant ainsi aux clientes de rencontrer le nez maison.

Caron_Boutique_Beauvau_©_Olesya_Okuneva

Caron_boutique_Beauvau_©_Olesya_Okuneva

Caron_Eaux-de_Parfums_2019_©_Olesya_Okuneva

Caron_poudre_©_Olesya_Okuneva

Caron, place Beauvau : 90, rue du Faubourg Saint Honoré, Paris 8.

Caron, François 1er : 23 rue François 1er, Paris 8.

Caron, Printemps de la Beauté : 61, rue Caumartin, Paris 9.

 

Texte : Frédéric Blanc / photo : Olesya Okuneva

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