On Aura Tout Vu réinvente les costumes de L’Enfant et les Sortilèges.

By on 23/07/2016

Pièce historique, L’Enfant et les Sortilèges est une fantaisie lyrique en deux parties composée par Maurice Ravel entre 1919 et 1925, en collaboration avec Colette, qui en a écrit le livret, initialement à destination de sa fille, et intitulé « Ballet pour ma fille ». Pour la première fois, cette œuvre a vu le jour, sous l’impulsion du chorégraphe Georges Balanchine, le 21 Mars 1925 à l’Opéra de Monte-Carlo et figure dans le célèbre répertoire des Ballets Russes.

A l’occasion de l’année anniversaire des 30 ans de la compagnie des ballets de Monte-Carlo, cette pièce majeure, réputée difficile par son rythme et ses textes en français, a repris vie sous la direction artistique du chorégraphe Jeroen Verbruggen.

Considéré comme loufoque, avant-gardiste et parfois irrévérencieux, qui pouvait mieux que lui prendre en charge la revisite de ce conte narrant l’histoire d’un enfant capricieux qui exprime sa colère en maltraitant les objets et les animaux qui l’entourent ! A l’occasion d’une punition infligée par sa mère qui le laisse seul à la maison, les meubles, les objets et les animaux prennent vie et décident de lui donner une leçon. L’enfant finit par comprendre ses erreurs et retrouve son calme.

L_Enfant_et_Les_Sortilege_choregraphie_jeroen_verbruggen_costumes_on_aura_tout_vu_l_enfant_©_Alice_BlangeroL’enfant

Complice du chorégraphe depuis maintenant trois ballets avec Kill Bambi, Casse Noisette et aujourd’hui L’Enfant et les Sortilèges, le duo créatif de la maison parisienne On Aura Tout Vu, Livia Stoianova et Yassen Samouilov, ont immédiatement accepté de relever le défit en l’accompagnant dans cette nouvelle aventure pour la création des costumes et des décors. On y retrouve leur univers ludique, festif et couture dans lequel les strass apportent une féérie magique.

L_Enfant_et_Les_Sortilege_choregraphie_jeroen_verbruggen_costumes_on_aura_tout_vu_L_enfant_et_les_moutons_©_Alice_BlangeroL’enfant et les moutons

Parti pris scénographique de n’utiliser aucun meuble, afin d’éviter un paraphrasé du texte, ce sont donc les danseurs qui les représentent et qui les animent. On y retrouve un couple « canapé » façon Chesterfield, un autre « service à thé » rappelant la porcelaine chinoise et un homme « horloge ». Des bergers et des moutons sortent de leur livre pour une rencontre amoureuse avec une bergère transformée en princesse.

L_Enfant_et_Les_Sortilege_choregraphie_jeroen_verbruggen_costumes_on_aura_tout_vu_le_canape_©_Alice_BlangeroLe canapé

L_Enfant_et_Les_Sortilege_choregraphie_jeroen_verbruggen_costumes_on_aura_tout_vu_canape_et_pouf_©_Alice_BlangeroCanapé et pouf

L_Enfant_et_Les_Sortilege_choregraphie_jeroen_verbruggen_costumes_on_aura_tout_vu_le_service_a_the_©_Alice_BlangeroLe service à thé

L_Enfant_et_Les_Sortilege_choregraphie_jeroen_verbruggen_costumes_on_aura_tout_vu_homme_Horloge_©_Alice_BlangeroL’horloge

L_Enfant_et_Les_Sortilege_choregraphie_jeroen_verbruggen_costumes_on_aura_tout_vu_Les_corps_Brules_©_Alice_BlangeroLes corps brûlés

L_Enfant_et_Les_Sortilege_choregraphie_jeroen_verbruggen_costumes_on_aura_tout_vu_Les_bergers_©_Alice_BlangeroLes bergers

L_Enfant_et_Les_Sortilege_choregraphie_jeroen_verbruggen_costumes_on_aura_tout_vu_©_Alice_BlangeroL’enfant et la princesse

Habituellement harcelés, les chats deviennent harceleurs par un duo « hard » en vinyle noir rappelant « Cat Woman » et entraînent dans cette punition finale les animaux empaillés et les insectes du jardin.

L_Enfant_et_Les_Sortilege_choregraphie_jeroen_verbruggen_costumes_on_aura_tout_vu_les_chats_©_Alice_BlangeroLes chats

L_Enfant_et_Les_Sortilege_choregraphie_jeroen_verbruggen_costumes_on_aura_tout_vu_les_animaux_©_Alice_BlangeroLes animaux

L_Enfant_et_les_Sortileges_Ballets_monaco_©_Alice_BlangeroLes insectes

Toute puissante, la mère, représentée par d’immenses jambes gainées dans des bas résilles et chaussée d’escarpins noirs, se retrouve dans un final, touche personnelle du chorégraphe, dans lequel il introduit le morceau “When I am laid in earth” de Ludovico Monk d’après l’oeuvre de Purcell, et où les danseuses lui font rappel en apparaissant en talons aiguilles. Ce moment à part, d’une émotion intense, permet un retour à la réalité en allégeant l’angoisse assumée du ballet.

L_Enfant_et_Les_Sortilege_choregraphie_jeroen_verbruggen_costumes_on_aura_tout_vu_enfant_et_sa_mere_©_Alice_BlangeroL’enfant et sa mère

Pour compléter la mise en scène, la photographe Alice Blangero, par son travail photographique fait un lien entre la maison-enfant, les costumes et les lumières.

L’Enfant et les Sortilèges à la salle Garnier de l’Opéra de Monte-Carlo

Du 21 au 24 Juillet 2016.

Pour plus d’informations sur le programme des tournées, rendez-vous sur le site des Ballets de Monte-Carlo.

Frédéric Blanc

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