Les in et les out de la rentrée 2020

By on 14/09/2020

Septembre annonce toujours son lot de changements et cette année ne fait pas exception avec les arrivées et les départs des directeurs artistiques à la tête des lignes des grandes maisons.

 

Fendi, la maison de luxe italienne, spécialisée dans la fourrure, du groupe LVMH, a créé la surprise en nommant Kim Jones à la tête de ses collections féminine. Sans quitter la direction de Dior Men, le designer anglais a déjà endossé son nouveau poste aux côtés de Silvia Venturini, qui continue de piloter les collections homme et les accessoires femme de Fendi.

Son nouveau poste englobe les collections de haute couture, de prêt-à-porter et de fourrure. Son premier opus sera dévoilé avec la collection automne-hiver 2021-22 en février, lors de la Milan Fashion Week.

Kim-jonesKim Jones

Si Kim Jones est réputé pour faire partie des designers hyperactifs et des plus talentueux, on se pose cependant la question de ce choix. Alors que tout le monde sait que la réalisation de collection est un travail extrême et qu’il est difficile de garder une constance dans un travail créatif, pourquoi le groupe LVMH prend-il ce genre de décision, au risque de pousser à bout un de ces meilleurs atouts ?

On souhaite cependant une grande réussite à Kim Jones dans ce nouveau pari ainsi que dans la continuité de son travail pour Dior Men qui fait aujourd’hui partie des marques de mode masculine les plus influentes.

 

 

Également chez LVMH, la maison italienne Pucci a démarré depuis la saison dernière un nouveau type de collaboration avec des directeurs artistiques. Fini le système d’un directeur artistique à la tête du style, maintenant à chaque saison, un nouveau créateur revisite les archives maison. Après Christelle Kocher, c’est au tour de Tomotoka Koizumi de réaliser la prochaine collection capsule qui sera dévoilée lors de la Milan Fashion Week printemps-été 2021.

Tomotoka-KoizumiTomotoka Koizumi

À l’âge 14 ans, Tomotoka Koizumi découvre la collection haute couture de John Galliano pour Christian Dior pour l’été 2004. Il décide alors que son avenir sera dans la mode. Costumier de formation et habillant de nombreuses artistes, il se fait vite remarquer par les acteurs du luxe. Il lance sa marque éponyme à Tokyo en 2011.

En février 2019, il organise, grâce à l’aide de la journaliste et styliste Kati Grand, un défilé dans la boutique de Marc Jacobs. Ses créations volumineuses en organza de polyester aux couleurs vives ont fait le tour de la planète web et son nom est entré dans la légende des nouveaux designers. Ceci lui a permis de réorganiser un défilé en septembre avec sa nouvelle collection.

Il est à noter que de nombreux journalistes, à la culture mode un peu plus poussée que celle des influenceurs, relèvent que sa collection avait un air de déjà vu en faisant référence aux créations de la styliste française Stella Cadente.

Tomotoka Koizumi faisait partie des finalistes du Prix LVMH de cette année, il fut co-lauréat du prix attribué exceptionnellement pour cette septième édition en raison du confinement, aux huit finalistes.

 

 

Depuis son rachat en 2017 par Artemis, l’organe d’investissement de la famille Pinault, la maison Courrèges ne cesse de voir passer les designers à la tête de sa création. C’est au tour de Nicolas Di Felice d’endosser la mission d’imaginer le futur du nom. Avec une prise de fonction immédiate, le designer belge de 37 ans devra présenter sa première collection pour la Paris fashion week de mars 2021.

Nicolas-Di-FeliceNicolas Di Felice

Étudiant à la Cambre, Nicolas Di Felice à débuté chez Balenciaga, Christian Dior et Louis Vuitton. Son arrivée chez Courrèges fait suite à la nomination d’Adrien Da Maia à sa présidence. Ce dernier a déclaré que la vision claire et moderne de la marque s’intégrait parfaitement aux valeurs intemporelles de la maison.

 

 

Adidas se sépare de son directeur créatif Paul Gaudio après 14 ans. Arrivé en 2014, il avait déjà fait un passage entre 1992 et 2000.

paul-gaudioPaul Gaudio

 

 

Le tisseur et fabricant d’habillement masculin italien Ermenegildo Zegna a décidé de se séparer de sa ligne féminine Agnona en gardant une part minoritaire (30%) tout en la maintenant dans le giron familial. Les 70% restant ont été cédé à Roberto et Stefano Aimone (le mari et le fils de Laura Zegna). Cette décision a entrainé le départ de Simon Holloway à la tête du style de la griffe féminine, qui venait d’introduire quelques looks masculins lors de la dernière présentation.

Simon-hollowaySimon Holloway

 

Frédéric Blanc

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