Haute Couture automne-hiver 2026-2027 : entre sculpture et vêtement, où placer la limite ?

By on 24/07/2026

Chaque saison, Paris confirme son statut de capitale mondiale de la Haute Couture. Cette nouvelle édition a réuni les maisons inscrites au calendrier officiel, tandis que de nombreux créateurs et marques internationales ont profité de l’effervescence de l’événement pour présenter leurs collections en marge des défilés officiels. Une présence qui témoigne de l’attractivité intacte de la Haute Couture, dont l’appellation demeure l’une des plus prestigieuses et convoitées de l’industrie de la mode.

 

Depuis toujours, la Haute Couture constitue un formidable laboratoire d’innovation, où s’inventent les techniques de demain et où les savoir-faire artisanaux repoussent sans cesse leurs limites. Pourtant, son rôle semble aujourd’hui évoluer. Plus que jamais, certaines collections deviennent un terrain d’expression privilégié où la recherche de l’image, l’impact médiatique et la volonté de créer des silhouettes spectaculaires occupent une place grandissante.

Le luxe ne se résume pourtant pas à l’extravagance. Il repose avant tout sur l’excellence de la création, la maîtrise des métiers d’art, la qualité exceptionnelle des matières et la capacité d’un vêtement à traverser les époques. Dès lors, une question se pose : la Haute Couture doit-elle avant tout chercher à provoquer l’émerveillement par le spectacle ou continuer à incarner l’expression la plus aboutie de l’élégance et du savoir-faire ?

 

Schiaparelli : le surréalisme poussé à son paroxysme

Si l’extravagance fait partie intégrante de l’ADN de Schiaparelli, Daniel Roseberry poursuit depuis son arrivée à la direction artistique une réinterprétation contemporaine de cet héritage. Pour cette nouvelle collection, le créateur explore une nouvelle fois les frontières entre mode, sculpture et art à travers des volumes XXL, des moulages, des incrustations lumineuses ainsi que l’utilisation de matières inattendues comme le latex, le silicone ou encore la peinture polymérisée.

Dans la continuité des dernières saisons, Daniel Roseberry semble progressivement s’éloigner de la simple réinterprétation des codes historiques de la maison pour développer un nouveau surréalisme, plus en phase avec notre époque. Ici, le vêtement devient objet de fascination, parfois même une œuvre tridimensionnelle destinée autant à être regardée qu’à être portée.

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Jean Paul Gaultier par Duran Lantink au coeur du débat

Après plus d’un an à la direction créative de Jean Paul Gaultier, Duran Lantink a enfin présenté sa première collection Haute Couture pour la maison. Particulièrement attendue par les aficionados de Gaultier comme par ceux qui suivent le travail du créateur néerlandais, cette proposition n’a toutefois pas fait l’unanimité.

Fidèle à son approche basée sur la transformation des silhouettes et la remise en question des normes corporelles, Duran Lantink propose une collection où les volumes prennent une place centrale. Cependant, cette accumulation de formes et de références laisse parfois une impression d’excès, donnant le sentiment que l’effet visuel prend le pas sur la construction d’une véritable proposition couture.

Depuis ses débuts, le créateur travaille sur une nouvelle perception du corps, loin des standards traditionnels de beauté. Une démarche intéressante et nécessaire dans l’évolution de la mode contemporaine, mais qui soulève une question essentielle lorsqu’elle est appliquée à la Haute Couture : la transformation du corps doit-elle primer sur sa sublimation ? Dans un univers historiquement consacré à la mise en valeur de la femme, jusqu’où la déconstruction de la silhouette peut-elle aller sans perdre le lien avec l’élégance ?

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Rahul Mishra : quand la couture devient architecture

Spécialiste des volumes monumentaux, Rahul Mishra en a fait l’une des signatures fortes de son univers. S’il est indéniable que le créateur maîtrise à la perfection le travail des structures, des broderies et des constructions textiles qui caractérisent son approche, ces éléments prennent aujourd’hui une place croissante jusqu’à parfois devenir le sujet principal de la création.

Sa dernière collection Haute Couture illustre parfaitement cette évolution. Inspirée par les sculptures sacrées de l’Inde et les représentations des divinités, elle transforme les silhouettes en véritables architectures textiles. Les volumes impressionnants, les broderies d’une extrême précision et les constructions presque sculpturales témoignent d’un savoir-faire exceptionnel, où l’artisanat devient une forme d’expression artistique à part entière.

Toutefois, cette accumulation de détails et de constructions autour du corps interroge également la place du vêtement dans la Haute Couture contemporaine. Même si la collection propose des pièces remarquables, réalisées avec une maîtrise technique exceptionnelle, certaines silhouettes semblent davantage pensées comme des œuvres à contempler que comme des vêtements destinés à accompagner celle qui les porte, y compris lors des événements les plus prestigieux.

Chez Rahul Mishra, la couture se situe ainsi à la frontière entre mode et sculpture : une démarche parfaitement cohérente avec son ambition de transformer le vêtement en œuvre d’art, mais qui pose une question essentielle sur l’équilibre entre prouesse artistique et fonction première d’une création Haute Couture : révéler la beauté du corps.

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Manish Malhotra : une vision indienne face aux attentes internationales

L’Inde est devenue ces dernières années un marché stratégique pour les grandes maisons de luxe internationales, qui investissent massivement dans ce pays au potentiel considérable. Dans cette dynamique, la Fédération de la Haute Couture et de la Mode accueille régulièrement des créateurs indiens afin d’ouvrir le calendrier parisien à de nouvelles sensibilités.

Après Rahul Mishra, Vaishali S et Gaurav Gupta, c’est au tour de Manish Malhotra de présenter sa collection en tant que membre invité de la Haute Couture. Réputé depuis les années 1990 pour ses costumes de cinéma indien, le créateur a souhaité proposer une vision plus personnelle qu’à l’accoutumée, en rendant hommage à sa mère à travers des silhouettes évoquant la protection, le cocon et l’enveloppe protectrice.

Les volumes généreux, les matières précieuses et le travail minutieux des ornements témoignent d’une réalisation irréprochable. Cependant, cette collection reste profondément ancrée dans les codes du mariage indien et du tapis rouge, des univers dans lesquels Manish Malhotra possède une légitimité incontestable.

La question demeure toutefois de savoir comment cette esthétique, liée à une culture et à des usages précis, peut trouver sa place auprès d’une clientèle internationale de Haute Couture au-delà de son marché d’origine.

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Stéphane Rolland : la sculpture au service de la femme

Avant-gardiste dans son approche des volumes architecturaux, Stéphane Rolland s’est imposé dès ses débuts comme un véritable architecte du corps féminin. Peu de créateurs savent autant transformer leurs clientes en déesses ou en divas tout en conservant une vision profondément élégante de la silhouette.

Pour cette collection, le couturier rend hommage à Dalida, icône de la chanson et figure majeure de la féminité. Loin de simplement reproduire les costumes emblématiques de la chanteuse, Stéphane Rolland imagine le parcours d’une femme entre Orient et Occident, entre fragilité et puissance, entre mélancolie et grandeur.

Présentée dans une palette dominée par le blanc, ponctuée de quelques touches de rouge, la collection exprime une vision presque lyrique de la couture. Ici, pas de provocation gratuite ni de recherche d’effet immédiat : Stéphane Rolland défend une Haute Couture où le spectaculaire reste toujours au service de l’élégance, où les volumes les plus audacieux accompagnent le corps au lieu de le dissimuler.

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Iris van Herpen : lorsque le volume devient une continuité du corps

S’il est une maison qui propose une approche totalement différente du volume, c’est bien celle d’Iris van Herpen. Grâce à son inventivité constante, la créatrice a permis à la Haute Couture de dialoguer avec les sciences, les nouvelles technologies et les phénomènes naturels, tout en conservant une approche profondément poétique du vêtement.

Pour cette nouvelle saison, Iris van Herpen explore la transformation de phénomènes invisibles de l’univers en matières textiles. Intitulée « Sonic Starquakes », la collection s’intéresse aux ondes, aux vibrations et à l’énergie cosmique qu’elle traduit à travers des créations où science, nature et couture ne font plus qu’un.

Imaginée en collaboration avec l’artiste et scientifique britannique Megan Watts Hughes, autour de l’eidophone, un instrument capable de visualiser les vibrations sonores par le phénomène de cymatique, la collection cherche à matérialiser l’invisible.

Les organzas métallisés donnent une impression de flottement, les plissés évoquent les mouvements vibratoires, les découpes rappellent des champs électromagnétiques ou des cartographies stellaires, tandis que les broderies fractales s’inspirent des structures présentes dans la nature et le cosmos.

Le point culminant de cette recherche réside dans la robe « Helix Nebula », une création intégrant du plasma, considéré comme le quatrième état de la matière après le solide, le liquide et le gaz. Pour Iris van Herpen, cette robe symbolise une énergie presque pure, comme si un fragment d’étoile devenait une matière portable.

Avec Iris van Herpen, la Haute Couture dépasse la simple notion de vêtement pour devenir une recherche permanente sur le lien entre le corps, la matière et le mouvement. Si ses créations explorent des volumes spectaculaires et des constructions inédites, jamais elles ne sombrent dans la lourdeur ou la simple démonstration technique. Chaque structure semble dialoguer avec l’anatomie, prolongeant le corps plutôt que le contraignant, faisant de sa couture une vision profondément personnelle et immédiatement reconnaissable.

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Balenciaga: retour aux origines avec Pierpaolo Piccioli

Véritable connaisseur de la haute couture et de ses techniques, Pierpaolo Piccioli choisit, depuis son arrivée chez Balenciaga, de replacer le vêtement au cœur du discours. Sans renier les acquis de l’ère Demna, il les confronte à l’héritage de Cristóbal Balenciaga afin d’ouvrir un nouveau chapitre de l’histoire de la maison. Cette approche permet de réaffirmer son ADN couture tout en proposant une vision contemporaine, capable de parler aussi bien aux fidèles de la maison qu’à une nouvelle génération.

Pour cette nouvelle collection, le créateur italien revisite les codes emblématiques du fondateur : volumes architecturés, manteaux cocons, robes trapèzes, capes monumentales et silhouettes décollées du corps. Déclinées dans des matières d’une extrême richesse, ces créations rappellent immédiatement le sens de la construction qui a fait la renommée de Cristóbal Balenciaga. Plus qu’un simple hommage, elles témoignent d’une volonté de redonner toute sa place au savoir-faire de l’atelier et à l’excellence de la couture.

À l’heure où les volumes deviennent parfois un simple exercice de style ou un moyen de créer l’événement, Pierpaolo Piccioli leur redonne une véritable fonction. Ils ne cherchent pas à impressionner mais à reconstruire la silhouette selon les principes architecturaux chers à Cristóbal Balenciaga. Le spectaculaire n’est jamais une fin en soi ; il découle naturellement de la maîtrise des proportions, de la précision des coupes et de la qualité des constructions. Une démonstration de couture tout en retenue qui marque le retour d’une élégance intemporelle au sein de la maison.

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Viktor & Rolf : le vêtement comme manifeste artistique

Depuis leurs débuts, Viktor & Rolf se sont imposés comme un laboratoire créatif où la mode devient un moyen d’expression, de réflexion et parfois même de critique des codes établis. Après une première présentation Haute Couture en tant que membre invité du calendrier officiel en 1998, la maison fait aujourd’hui partie des membres correspondants de la Fédération de la Haute Couture et de la Mode, un statut réservé aux maisons étrangères pouvant prétendre à l’appellation Haute Couture.

Avec leur vision très particulière de la création, Viktor Horsting et Rolf Snoeren ont une nouvelle fois présenté une véritable performance artistique, démontrant leur capacité à transformer un simple vêtement en une expérience visuelle. Le volume, l’exagération et la dérision deviennent ici des outils de réflexion plutôt que de simples effets esthétiques.

Contrairement à certaines propositions où la spectacularisation semble parfois prendre le dessus sur le vêtement, la démarche de Viktor & Rolf repose sur une véritable recherche artistique. Le duo interroge la fonction même de la mode, sa symbolique et son rapport au corps. Le vêtement n’est pas uniquement pensé comme une pièce destinée à être vendue ou portée : il devient un langage, une idée, une œuvre.

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Germanier Invente la couture 2.0 à travers l’upcycling

Comme de nombreux jeunes créateurs ayant débuté avec des moyens limités, Kevin Germanier a construit son identité en explorant les possibilités offertes par l’upcycling. Devenu aujourd’hui l’une des signatures fortes de sa maison, ce travail autour des stocks dormants, des matières vintage et des éléments détournés lui permet de proposer une nouvelle manière d’appréhender la haute couture, davantage inscrite dans les préoccupations contemporaines.

Fidèle à son univers, le jeune couturier suisse a présenté une collection haute en couleurs dans laquelle il bouscule les codes parfois très conventionnels de la couture pour imaginer des silhouettes festives destinées à une nouvelle génération de clientes. Adeptes des broderies XXL, des accumulations de matières et des volumes spectaculaires, ses créations jouent sur l’excès et la profusion. Pour cette nouvelle collection, il poursuit cette recherche à travers des superpositions de textures, de perles, de broderies et de plumes qui apportent mouvement et relief aux silhouettes.

Si cette approche témoigne d’une incroyable maîtrise artisanale et d’une volonté de repousser les limites du vêtement, l’abondance de matières peut parfois avoir tendance à alourdir la ligne et à faire passer la construction de la silhouette au second plan. Chez Germanier, le vêtement devient avant tout une expérience visuelle : une couture festive, spectaculaire et engagée qui transforme les contraintes de la matière en véritable signature créative.

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Robert Wun : l’art du volume pour théâtraliser la couture

D’origine hongkongaise, Robert Wun crée sa maison en 2014 à Londres après avoir étudié au London College of Fashion et développé son expérience à travers des créations sur mesure. Fasciné par le travail d’Alexander McQueen et son approche théâtrale de la mode, il imagine des silhouettes où le vêtement devient un moyen d’expression artistique. Son univers séduit rapidement des artistes internationales comme Lady Gaga, Beyoncé, Céline Dion ou Cardi B, à la recherche de pièces spectaculaires et immédiatement reconnaissables.

En 2022, il reçoit le Prix Spécial de l’ANDAM qui contribue à accélérer le développement de sa maison. L’année suivante, il présente son premier défilé haute couture à Paris en tant que membre invité, devenant ainsi le premier créateur hongkongais à intégrer le calendrier officiel de la haute couture.

Depuis, Robert Wun impose une vision singulière de la couture avec des silhouettes sculpturales inspirées par la nature, la science-fiction et l’imaginaire. Grâce à une maîtrise exceptionnelle du tailoring et des constructions internes, il imagine des vêtements proches de l’armure protectrice, capables de transformer le corps tout en conservant une véritable dimension esthétique. Chez lui, le volume ne sert pas uniquement à créer un effet spectaculaire : il devient un outil pour révéler une féminité puissante, presque futuriste, où la femme semble protégée autant que sublimée.

Cette recherche du volume et de la transformation du corps atteint une nouvelle dimension dans ses dernières propositions haute couture, avec l’utilisation inattendue de ballons intégrés aux silhouettes. Détournés de leur fonction première, ces éléments gonflables deviennent de véritables structures sculpturales venant modifier les proportions du corps et créer des formes presque irréelles. Entre légèreté apparente et monumentalité visuelle, Robert Wun joue sur un contraste saisissant : un objet associé à l’enfance et à la célébration se transforme en un outil de construction couture. Cette approche illustre parfaitement son désir de repousser les frontières entre vêtement, sculpture et performance, en faisant du défilé un espace d’expérimentation où l’image prend parfois autant d’importance que la création elle-même.

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Standing Ground : une nouvelle approche de la sculpture vestimentaire

Parmi les nouveaux venus au calendrier officiel en tant que membre invité figure la jeune maison londonienne Standing Ground. Fondée en 2022 par le créateur irlandais Michael Stewart, la marque s’est rapidement imposée grâce à une approche très personnelle du vêtement, construite autour de silhouettes sculpturales et d’une réflexion sur la relation entre le corps et la matière.

Pour sa première présentation parisienne, Michael Stewart reste fidèle à son esthétique épurée, caractérisée par des lignes presque monacales, des constructions précises et une recherche permanente autour de la structure du corps. Comme plusieurs créateurs de cette saison, il explore également les volumes amplifiés et les bustes moulés, mais avec une approche davantage tournée vers la construction que vers l’excès.

Si, malgré sa jeunesse, Standing Ground trouve naturellement sa place dans l’univers de la Haute Couture grâce à une véritable maîtrise technique et une identité déjà reconnaissable, le principal défi de la maison sera désormais de transformer cette sobriété et cette rigueur en une signature suffisamment forte pour séduire durablement une clientèle couture internationale.

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Cette saison de Haute Couture confirme une évolution profonde de la discipline : le vêtement tend de plus en plus à devenir un espace d’expérimentation où se rencontrent mode, sculpture, technologie et performance artistique.

Le volume est aujourd’hui devenu l’un des langages privilégiés des créateurs. Chez certains, il permet d’explorer de nouvelles formes et de repousser les limites de la création ; chez d’autres, il risque parfois de prendre le dessus sur la fonction première du vêtement.

La véritable question n’est donc pas de savoir si la Haute Couture doit être spectaculaire ou non. Depuis toujours, elle a été un lieu d’excès, d’innovation et de rêve. L’enjeu est plutôt de déterminer si cette recherche du spectaculaire reste au service de la création ou si elle devient une finalité en elle-même.

Car au-delà de la prouesse technique, de la performance visuelle et de l’impact médiatique, la Haute Couture conserve une mission essentielle : transformer l’exceptionnel en émotion, et faire du vêtement une œuvre capable de révéler celle qui le porte.

Entre sculpture et vêtement, la frontière devient de plus en plus fine. Mais les créations les plus réussies restent sans doute celles qui parviennent à faire oublier la complexité de leur réalisation pour laisser apparaître une évidence : celle d’une beauté qui semble naturelle.

 

Frédéric Blanc

 

About Fred

Frédéric Blanc, styliste photo, attaché de presse et fashion éditor de Fashion-spider, le magazine spécialisé mode et beauté, fait partie des figures incontournables de Paris.

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