Made in France, le nouvel hit. Partie 2

By on 11/02/2016

Sujet inépuisable, le made in France regorge de nouveautés. Après une première partie composée de dix marques, une suite s’imposait.

A l’occasion de la Saint-Valentin, deux noms emblématiques du savoir-faire français en matière de sous-vêtements s’unissent pour proposer le cadeau idéal aux amoureux. Pour mettre en place une collection capsule pour elle et lui, qui imaginer de mieux que MAISON LEJABY, spécialiste en corsetterie depuis plus de 130 ans, et le SLIP FRANÇAIS, créé en 2011 et devenu aujourd’hui un incontournable de l’underwear masculin avec son pari gagné d’allier artisanat français, distribution et communication modernes.

Le résultat est à la hauteur des deux marques mixant confort et délicatesse avec un body en dentelle et résille fabriqué à Rillieux-la-Pape, un boxer et un slip à rayures issus des ateliers de Saint André les Lille.

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Collection capsule Saint-Valentin disponible depuis le 20 Janvier 2016 dans les points de vente Maison Lejaby et Slip Français.

 

Après plusieurs années passées auprès de grands créateurs et artisans en maroquinerie, STEPHANE VERDINO a souhaité apporter en 2006 son expertise à ses propres créations afin d’imaginer le produit juste à une clientèle à la recherche de sacs pratiques et de qualité. Ses modèles iconiques avec le cabas et la besace sont devenus rapidement des indispensables des citadins. Les matières, les coloris et les motifs sont enrichis à chaque saison.

Intégrée depuis 2012 au groupe l’Atelier du Maroquinier, la marque a rejoint l’entité française spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de maroquinerie artisanale. Situé au cœur de la Sarthe, l’atelier responsable des productions est garant de la sélection des cuirs et du soin de la réalisation de chaque pièce dont la spécialité est de plaire autant aux femmes qu’aux hommes.

Stephane_Verdino_PE_2016

Défenseur du savoir-faire français, Stephane Verdino s’est associé depuis peu avec la marque de montres Xme, créée par l’ex-fondateur d’Opex, Denis Capron, entièrement fabriquée dans le Jura.

La collection Stéphane Verdino par Xme se compose de modèles épurés et minimalistes ayant pour mission d’être portés au quotidien tout en restant esthétiques. Un boîtier en acier noir mat, un cadran anthracite, un mouvement japonais et des bracelets interchangeables permettent une adaptation à toutes les tenues.

Montres_Stephane_Verdino_par_Xme

Stephane Verdino : 10 rue Charlot, Paris 3 et 24, rue de Richelieu, Paris 1er.

 

FRED MARZO fait partie des nouveaux chausseurs. Il est l’un des derniers à faire vivre notre savoir-faire ancestral de la fabrication de souliers français. C’est bien évidemment dans le centre de notre pays, plus précisément à Romans dans les ateliers de la société Le Soulier Français, qu’il a choisi de faire fabriquer ses modèles. Modernité, originalité, confort et haute qualité sont à l’origine de son succès. Spécialisé dans la femme qu’il chausse depuis 2010, il s’est largement fait remarquer cet hiver avec sa première capsule homme dont les modèles se retrouvent aux pieds de la nouvelle garde des modeux parisiens. Comme tout bon chausseur qui se respecte, il vient d’enrichir ses propositions avec une ligne de clutchs et de pochettes.

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Fred Marzo : 11 rue de Thorigny, Paris 3.

 

Dans un tout autre style de chaussants, SOUTS a su s’imposer en achetant une usine dans le Périgord et en créant sa première ligne hybride entre espadrilles et sneakers, facilement identifiable par ses semelles insolites en corde et caoutchouc. Toujours dans sa recherche de revisiter les classiques français, sa seconde gamme Taise by Souts reprend la «Charentaise» pour en faire un produit in-outdoor, mode et décalée par sa semelle sport.

SOUTS_Chaussures

Avec leurs modèles, les quatre associés ont souhaité représenter l’art de vivre à la française, la gastronomie et la tradition, formule gagnante puisque les Souts sont déjà référencés chez Colette, le Bon Marché, Dover Street Market à Londres, New-York, Tokyo, ainsi que dans une trentaine de boutiques sélectives dans le monde.

 

Plus recherché, le Made in Paris est réputé pour être souvent plus cher. Pour contredire cet adage, LES PETITES JUPES DE PRUNE offrent une collection renouvelée tous les deux mois avec des éditions limitées composées de quatre modèles réalisées à la main dans un petit atelier parisien : La petite à poches, La petite taille haute, Les plissées, La petite 50, dans une large sélection de tissus entre 34€ et 44€.

Partie d’une idée simple de faire plaisir à ses amies, Prune a lancé aujourd’hui son e-shop, est présente en pop-up stores et reçoit dans son atelier parisien pour des essayages personnalisés.

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Atelier Les Petites Jupes de Prune: 48, rue Greneta, Paris 3.

 

LUCAS DE STAËL a su se forger un nom dans l’univers de la haute lunetterie avec ses modèles « made in Paris ». Ancré dans un immense atelier du 19ème arrondissement, le créateur et son équipe innovent afin de fabriquer des montures uniques. Les produits résultent d’une fusion entre recherche permanente de matériaux originaux, de nouvelles technologies et de traditions artisanales revisitées. Les designers, stylistes, bijoutiers et prototypistes de l’atelier développent leurs propres outils techniques et offrent ainsi aux lunettes un caractère et une finesse inimitable. Afin de n’avoir aucune limite dans la création, toutes les montures sont entièrement conçues sur place, telles des pièces de joaillerie ou de haute couture.

Lunettes-Lucas_de_Stael_PE_2016

 

Oyonnax, berceau de l’optique et de la lunetterie française, a vu la naissance en 2014 de BAARS EYEWEAR issue de la rencontre d’un designer et artiste de musique et d’un opticien annécien. S’inspirant du « less is more », ils imaginent des modèles dans la mouvance actuelle répondant à la volonté de consommer moins avec une meilleure qualité. Il créé alors un système inédit en débarrassant les montures de toutes vis, axes et éléments faillibles en les remplaçant par un aimant augmentant ainsi de manière significative la durée de vie des lunettes. Là où d’autres cassent, les lunettes Baar Eyewear se détachent tout simplement en évitant le pire.

BAARS-EYEWEAR_made_in_France

La collection printemps-été « True Romance » qui s’inspire du film culte éponyme des année 90 et l’édition limitée « Blue on Blue » ont été nommées en Septembre 2015 au SILMO d’or dans la catégorie « Monture Innovation Technologie ».

BAARS_ True_Romance_Blue_and_Blue

La gamme limitée « Blue on Blue » est renouvelée annuellement. Pour l’été 2016, elle se compose de cinq modèles en écaille clairement identifiables avec une déclinaison ciel pour la femme et navy pour l’homme.

BAARS_Blue_on_Blue

 

La maison familiale ZRC est spécialisée depuis 1904 dans le bracelet de montre. Ses 110 ans d’expertise ont montré le savoir-faire et l’adaptabilité de ses dirigeants aux contraintes des époques. Aujourd’hui, c’est au travers d’une démarche éco responsable et innovante que la société continue son histoire. Sans abandonner sa mission première, forte d’une équipe internationale de designers, ZRC a su se diversifier dans l’univers du bijou masculin et féminin ainsi que dans la maroquinerie. Pour les amateurs de montres, elle a réédité et revisité la mythique « Grands Fonds 300 », revendiquant ainsi l’ADN Maison. Si pour sa diversification la maison a ouvert des usines de production à l’étranger, la réalisation des pièces d’exception et des commandes sur-mesure nécessitant un travail minutieux du cuir reste une fabrication locale pour une qualité irréprochable.

ZRC

 

Il faut parfois quitter son pays pour se rendre compte de sa notoriété. C’est en tout cas ce qui a poussé Damien Pacaud, expatrié en Norvège dans un bureau d’architecture, à revenir en France suite à sa prise de conscience de la «French Touch» à travers le monde et en particulier de l’importance de la mode, reconnue comme le berceau de l’élégance. Convaincu de notre savoir-faire, Damien s’associe alors à Aurélien Robert Delaspres et Boris Vient en Août 2014 pour créer VERSION FRANÇAISE dans le but de sortir des offres standardisées, au profit de la qualité, du sur-mesure et surtout du made in France au travers d’une ligne colorée d’accessoires et de vêtements de mode avec des tissus de qualité aux textures et aux imprimés originaux.

Pour la création de leurs pièces, quatre ateliers de fabrication spécialisés sont utilisés, dans la Loire pour les bretelles et les polos, dans les Deux-Sèves pour les chemises et dans les Pyrénées-Atlantiques pour les bérets.

Version_Française

La commercialisation des produits se fait en circuit court, avec le moins d’intermédiaires possibles, afin de proposer des pièces haut de gamme à prix compétitifs.

 

Impossible de terminer cette liste non exhaustive de marques, qui font la fierté de notre pays, sans parler dARMOR-LUX, qui a vu le jour à Quimper en 1938 avec des sous-vêtements de grande qualité imaginés par Walter Hubacher, suisse d’origine alémanique. En 1970 les premières collections de prêt-à-porter pour homme et femme viennent compléter l’offre et douze ans plus tard, en 1982, Armor-Lux lance son réseau de boutiques en propre.

Avec la concurrence de plus en plus forte venue des pays en voie de développement, deux industriels bretons, Jean-Guy Le Floch et Michel Gueguen, décident de reprendre les rênes de la Bonneterie d’Armor en 1993 afin de pérenniser l’activité avec des produits de qualité et en jouant sur le Made in France. Le succès est au rendez-vous avec l’ajout en 1997 d’une ligne pour enfant, Armor-Kids, et en 2004 la mise en service d’une usine de production et de logistique sur les hauteurs de Quimper. Dans sa volonté du consommer français, la Poste confie à Armor-Lux l’habillement de ses agents.

Depuis 2005, résolument engagée dans le développement durable, Armor-Lux propose une ligne de produits en coton équitable labellisée Fairtrade/Max Havelaar.

LA SNCF lui confie depuis 2007 la fabrication des nouvelles tenues des contrôleurs.

En 2009, un contrat de certification avec ECCOCERT est signé pour la fabrication et la distribution de produits en coton biologique. En 2011, AFNOR Certification lui remet une attestation pour l’ensemble de sa politique de responsabilité sociétaire et le laboratoire intégré est accrédité par le COFRAD. Pour favoriser le développement social, une formation d’opératrices de confection est mise en place en partenariat avec Pôle Emploi, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Finistère et Opcalia TMC.

Armor-Lux possède aujourd’hui plus de 50 magasins, 600 salariés, 3 sites de production. Ses valeurs se résument en trois mots : qualité, innovation et éthique.

Pour l’été 2016, au travers de sa ligne Héritage, Armor-Lux revisite les classiques des tenues de marins pour homme et femme. Les marinières y ont une place prépondérante et se déclinent dans plusieurs coloris. Les rayures se retrouvent sur toutes les tenues pour un esprit bord de mer décontracté. Le bleu reste la base et se mélange au gris, au blanc, au rouge, au moutarde, à l’orange et au prune pour un été coloré.

Armor-Lux_Ligne_Heritage_PE_2016

 

Ce phénomène de retour à la création nationale ne pouvait bien évidemment pas passer à côté du concours BABYBRAND FASHION. Sous l’impulsion de Gérald Cohen, attaché de presse parisien et sous la présidence d’Arnaud Montebourg, la dernière édition a été consacrée exclusivement au Made in France et a permis de promouvoir de jeunes créateurs et de nouvelles marques montantes.

L’édition 2016 a consacré RA+RE pour son concept novateur imaginé par 3 filles DJ ayant fondé un label de musique Techno, une édition de disques vinyle et une ligne de vêtements sexy adaptés au style de vie des « techno-girls ». Elles ont voulu des collections qui leur ressemblent afin d’allier élégance urbaine et liberté de mouvements pour danser jusqu’au petit matin.

RA+RE_Concours_Babybrand_2016

Ce trio se compose de Clara Rohmer, connue sous le nom de Rohmi parisienne de 26 ans, DJ et productrice de musiques électroniques et passionnée de mode. Elle a étudié le business appliqué au secteur du luxe et a travaillé dans des groupes comme LVMH.

Jessie Dib, vénézuélienne de 28 ans, elle aussi passionnée de mode, a étudié le stylisme au USA et travaillé dans différentes Maisons de couture comme Vera Wang et en free-lance comme modéliste pour de grands groupes tels que GAP à New-York où elle découvre la scène électro qui la séduit immédiatement.

Claire Abitbol, parisienne de 30 ans, est connue comme DJ sous le nom d’Abi. Passionnée de musique, elle a étudié à New-York puis a travaillé au sein de magazines spécialisés tels que le Whitewall, avant de devenir organisatrice d’événements « techno » et bookeuse d’artistes à Paris.

En conclusion, il est devenu possible aujourd’hui de consommer français pour tous les types de produits et de relancer ainsi petit à petit notre économie grâce à un savoir-faire que le monde nous envie et dont la nouvelle génération de créateurs a bien compris le potentiel. Alors regardez de plus près les étiquettes et achetez de préférence le Made in France.

Frédéric Blanc

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