Haute Couture Fashion Week Printemps-été 2021

By on 27/01/2021

Malgré la pandémie, le monde du luxe continue d’exister et de s’imposer sur les réseaux sociaux, en proposant ses collections directement au grand public.

Une fois de plus, le monde de la presse perd un peu plus de terrain face à la surmédiatisation de ces événements.

Si vous étiez passé au travers de ces événements, Fashion-Spider vous propose ses coups de cœur.

 

 

Schiaparelli a ouvert le bal des vidéos avec une collection hommage à sa fondatrice. Après un an et demi à la tête de la création, Daniel Roseberry semble avoir bien assimilé le lourd ADN maison en proposant une collection à la fois couture, moderne et arty.

L’art et le surréalisme se retrouvent ici au centre de la création. La femme devient œuvre d’art entre les mains du designer. Le savoir-faire des meilleurs artisans français est ici mis en exergue afin de réaliser des pièces provoquant la surprise, l’interrogation, mais en aucun cas l’indifférence.

Depuis la réouverture de la maison en 2007, jamais une collection n’avait rendu tel hommage à l’œuvre de Schiaparelli. Daniel Roseberry ouvre une nouvelle page de l’histoire de la maison.

Schiaparelli-Haute_Couture_Printemps-ete-2021

Schiaparelli-Haute-Couture_SS_2021

 

Maria Grazzia Chiuri, comme à son habitude, revisite le passé de Dior pour mieux l’adapter à notre époque.

Un film réalisé par l’italien Matteo Garonne nous plonge dans l’univers des tarots, en clin d’œil à la passion du fondateur de la maison pour la lecture de l’avenir à travers les cartes. Le style imposé par la directrice artistique se retrouve avec des robes féminines, l’éternelle veste Bar revisitée et les chaussures plates. Il s’enrichit de modèles plus baroques richement brodés et d’accessoires forts, rappelant certaines pièces de l’époque Galliano pour Dior. Il en résulte une collection très riche, envoutante et ultra féminine, même lorsque la créatrice joue sur les codes du masculin/féminin.

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DIOR_HC-SS21_©_Elina-Kechicheva

 

Ulyana Sergeenko, qui à ses débuts nous surprenait avec des collections changeantes, semble avoir pris la direction des années 30 pour puiser son inspiration. Depuis la saison dernière, la créatrice russe nous invite à un voyage dans le passé où l’élégance joue avec le raffinement et le bon goût.

Le film composé de deux parties offre d’une part un défilé virtuel et d’autre part le processus de création. On y découvre l’atelier de Moscou, la Gusevsky Crystal Factory, l’usine Rostovskaya Finift ainsi que l’atelier de dentelle de la ville de Yelets, permettant de mieux comprendre le travail artisanal entrepris pour réaliser cette collection.

 

Iris Van Herpen est indéniablement la créatrice la plus expérimentale de la profession. Même si cette dernière commence a proposer quelques robes plus commerciales, le cœur de sa création réside dans des pièces à mi-chemin entre mode et sculpture. La femme semble sortir d’une faune magique dans laquelle elle serait la reine. Baptisée « Roots of Rebirth », la collection fait référence à la complexité des champignons et à l’enchevêtrement de la vie qui respire sous nos pieds.

Fidèle à sa passion pour la haute technologie et le savoir-faire artisanal de la couture, Iris Van Herpen propose des œuvres d’art à porter.

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Iris_van_Herpen_Couture - SS2_Roots_of_Rebirth_©_Gio_Staiano

 

Surprise chez Julie de Libran qui propose une collection en collaboration avec la maison Eres. Ici rien à voir avec la haute couture traditionnelle. Rien de grandiose, mais des pièces à porter tous les jours, réalisées à la commande dans l’esprit éthique avec des tissus issus de collections passées. Sur les dix-huit looks présentés, quinze sont proposés avec des pièces Eres (leggings, brassière, body, empiècements de dentelles) qui viennent sublimer les créations de Julie de Libran.

Toutes les pièces vendues seront numérotées et fabriquées à la demande.

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Julie-de-Libran_X_ERES_Couture_PE_2021

 

Depuis un an, la maison belge Natan se cale sur le calendrier français pour présenter sa collection couture. Comme à l’accoutumer, sa mode ne se démarque pas par l’exubérance, mais au contraire par la simplicité dans laquelle les détails de coupes, la géométrie et la liberté du corps sont la priorité. Les pièces à l’apparence simple nécessitent bien souvent beaucoup plus de talents que celles plus folles, et à ce jeu Édouard Vermeulen est indétrônable.

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Natan_Couture_SS_2021

 

Depuis 2019, le couturier italo-perse Farhad Re présente en marge du calendrier officiel ses créations qui rendent hommage au savoir-faire italien. Cette saison, il revient avec une collection de quinze pièces réalisée de ses mains, durant le confinement. 500 mètres d’organza blanc ont été nécessaires pour créer ses robes à la silhouette légère, sculpturale et architecturale.

Baptisée Galatée, la collection rend revisite le mythe de Pygmalion en donnant des ailes à sa Galaté, pour lui faire découvrir le monde.

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FARHAD_RE_couture_printemps_ete_2021_©_Iris_Brosch_©_Mephistopheles_Productions

À suivre ….

Frédéric Blanc

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